Les débats d'Agir Pour la France.

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Le rôle de l'Etat.


Les modalités de fonctionnement de l’Etat stratège.

On ne peut pas enfermer l'Etat dans un périmètre qui délimiterait son rôle. L’Etat – le triptyque gouvernement, parlement et administration – est compétent en toutes choses car il est détenteur de la légitimité démocratique, qui elle-même ne saurait être limitée. Les Français d’ailleurs ne s’y trompent pas, qui se tournent naturellement vers l’Etat quand l’un des rouages de notre société fonctionne mal. Et l’Etat doit répondre à ces demandes.

Il n’est donc pas douteux qu’il faut un Etat stratège, qui se préoccupe de tous les aspects des différentes problématiques et qui les examine dans une perspective de long terme. Se pose cependant la question de savoir comment il doit les traiter. En particulier dans le domaine économique, où la conjonction d’une élite politico-administrative sélectionnée sur ses aptitudes à discourir et des parlementaires aux expériences professionnelles très peu diversifiées aboutit au résultat d’un Etat français largement incompétent.

L’Etat doit prendre conscience de son incompétence dans ce domaine. C’est pourquoi il doit se décharger autant que possible des tâches qui peuvent être laissées aux mécanismes du marché. C’est normalement le cas lorsque la concurrence entre acteurs privés fonctionne réellement. Et lorsqu’elle ne fonctionne pas, l’Etat doit commencer par essayer de la faire fonctionner. En toute hypothèse, on ne peut pas abandonner aux marchés les activités en position monopolistique.

L’Etat devra donc se doter de véritables compétences économiques dans les meilleurs délais. Et il devra, en particulier au départ, entretenir des relations étroites avec les milieux professionnels, qui doivent être organisés spécifiquement pour ce faire, à l’instar des filières industrielles. A l’inverse, la présence des fonctionnaires dans les cabinets ministériels et les postes clefs des ministères sera réduite au minimum.

Daniel Fédou, le 5 février 2015.

 

Les 7 travaux d’Hercule de François Hollande.

" Après avoir nié la réalité et la gravité de la crise, le PS va devoir faire face au mur des réalités, cela en complète contradiction avec ses promesses électorales, à cent lieux de la ligne idéologique traditionnelle d’un PS français très à gauche.

1 : L’équilibre des budgets. Avec la récession et nos prélèvements à 48 %, nos dépenses à 56 %, l’objectif de 0% de déficit en 2015, c’est mission impossible. C’est 80/100 milliards d’économie qu’il faudrait faire annuellement.

2 : Compétitivité. 30/40 milliards d’impôts et de taxes sur les entreprises (droite et gauche). Pour 2013, une nouvelle niche sous forme d’un crédit d’impôt de 20 milliards. Cela ne redonnera pas de la compétitivité face à nos concurrents, tout au plus une amélioration des faibles marges françaises.

3 : Réforme fiscale. La promesse d’une vaste réforme est reportée… Monstrueuse et tentaculaire, notre pieuvre fiscale est difficilement modifiable: impôts, taxes, cotisations, ISF, CSG, etc... C’est une bombe pour nos politiques.

4 : Retraites. Après la mini réforme de Nicolas Sarkozy, le PS est face aux réalités qu’il a toujours niées… Au parlement, dans la rue, avec nos syndicats et leurs soutiens farouches aux régimes publics et spéciaux ! C’est une 2ème bombe à retardement pour le gouvernement.

5 : Sécurité sociale. Equilibrer les comptes, réduire les dépenses, combattre les corporatismes, les abus, Ce n’est pas dans les gênes de la gauche, qui considère que la sécurité sociale est l’alpha et l’oméga de son humanisme.

6 : Chômage et emplois. Face à la crise économique, les mesures prises en 2013 ne peuvent qu’aggraver notre chômage de masse. Folie fiscale, émigration des entrepreneurs, des investisseurs français et étrangers, ce qui accélère les délocalisations, les fermetures d’entreprises qui désertent la France, ses réglementations, ses impôts et une faible rentabilité.

7 : Croissance. Structurellement faible en Europe, la France est, par manque de courage politique, à la traîne pour la mise en œuvre des réformes de structure. L’exemple de l’Allemagne, des pays du Nord est dénigré par nos socialistes français.

Pour ces sept raisons, les défis que François Hollande doit affronter sont très difficiles. Encore plus avec pour alliés politiques les Verts, les utopistes d’extrême gauche. Soit son programme électoral est mis en place, et dans ce cas une catastrophe économique ravagera la France. Soit, face aux réalités économiques, François Hollande fait une politique de rigueur (social-démocrate) et la frustration des électeurs de gauche sera grande. Avec des troubles « révolutionnaires » des syndicats, de l’extrême gauche.

Ce qui nous attend: échec du pacte budgétaire, échec de la compétitivité, échec de la réduction de la dette, poursuite du chômage et de notre déclin… La croissance restera à l’horizon, cette ligne imaginaire qui recule au fur et à mesure que l'on avance".

Gérard Gelé, le 2 mai 2013.

Selon moi, François Hollande n'a que deux solutions pour sauver son quinquennat. La première est de sortir de l'euro, mais il ne la voit pas. La seconde est ce que les libéraux appellent les "réformes structurelles", qui consistent en fait à réduire les salaires et la protection sociale. Elle lui est interdite par ses soutiens politiques. DF.