Les débats d'Agir Pour la France.

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sont arrêtées par les votes des adhérents et sont présentées dans les pages vertes.



Débats d'idées

Débats sur la stratégie

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Débat sur les alliances.


Sur les principes.

"Je suis d'accord avec vos idées mais je ne le suis pas sur la stratégie. Or, je vois que vous ouvrez le débat sur les idées et pas sur la stratégie. Cela veut-il dire que les idées d' Agir Pour la France peuvent évoluer et que sa stratégie est définitivement figée?"

Francis Choisel, ancien conseiller général RPF des Hauts-de-Seine, le 12 mars 2013.

La stratégie ne peut pas être figée, car les statuts l'interdisent. Ils précisent au contraire comment les adhérents la définissent, la font évoluer et en contrôlent la mise en oeuvre. Pour qu'il n'y ait aucun doute en la matière, nous ouvrons en parallèle les débats sur la stratégie. Ceci dit, il paraît logique de commencer par nous mettre d'accord sur ce que voulons pour notre pays avant de nous interroger sur la manière d'y parvenir.
Le coordinateur national, le 13 mars 2013.

Sur le Front National.

"Agir Pour la France semble estimer qu'une victoire électorale de nos idées, telles qu'elles sont définies dans la Charte, ne peut être obtenue sans les électeurs du Front National, qu'il ne peut lui-même gagner seul, et qu'en conséquence il faut bâtir une force susceptible de s'allier avec lui lors des scrutins législatifs et locaux.

Je considère au contraire que si nos idées ne sont pas au pouvoir alors que, manifestement, elles sont majoritaires dans l'opinion, la raison principale en est précisément l'existence du Front National, qui en occupe indûment le terrain.

Je ne nie pas que sa contribution, comme celle de l'extrême gauche, de certains UMP et de certains socialistes, soit nécessaire dans la lutte contre l'Union Européenne et contre ses agissements, notamment lors de référendums et de manifestations de rues. J'ai même été, avec d'autres, précurseur en la matière.

Mais du point de vue électoral, je répète que je considère - depuis toujours - que le Front National est une impasse et qu'en conséquence une alliance avec lui est également une impasse. Depuis 2002 en tout cas, c'est une évidence; et les choses n'ont pas changé depuis, malgré les espoirs de certains. Le Front National a échoué. Il faut en tirer les conséquences.

La nécessité pour nous n'est donc pas de fournir au Front National un allié "présentable" mais de bâtir une alternative au Front National, de nous substituer à lui. Vaste ambition, certes, compte tenu de son poids! Mais il n'y a pas d'autre voie. La priorité est donc d'expliquer ce qui nous distingue de lui, autrement dit pourquoi nous ne le rejoignons pas, et d'appeler ceux qui pensent comme nous à prendre un autre chemin, le nôtre.

Notre conception de la France n'est pas la même. C'est là l'essentiel. Et il se trouve que la nôtre a réussi à rassembler à certains moments de notre histoire la quasi unanimité des Français. La leur n'a jamais été que minoritaire.

J'ajoute qu'une alliance entre un mouvement comme Agir Pour la France, qui ne veut pas de chef, et un parti qui ne vit que du culte du chef, de père en fille, est contre nature puisqu'elle ne pourrait apparaître que comme le ralliement timide du mouvement sans chef au chef de celui qui en a un."

Francis Choisel, le 13 mars 2013.


La tactique que préconise M. Choisel va à l'encontre de nos idées. En effet, toute la stratégie UMPS consiste à écarter du pouvoir le seul parti qui ait pu, jusqu'ici, porter une certaine idée de la souveraineté et de la nation jusqu'à 20 % du contenu des urnes.

Nous sommes nombreux à regretter l'échec électoral successif de Philippe Seguin, de Charles Pasqua, de Philippe de Villiers et, pour les temps présents, de Nicolas Dupont-Aignan. Cependant, si vifs que soient ces regrets, ils ne sont pas opérants. Aujourd'hui, il faut joindre l'efficacité et la lucidité.

Pour commencer, la lucidité exige de voir la perte achevée de la politique conjoncturelle budgétaire par l'intermédiaire du pacte budgétaire, négocié par Sarkozy et signé par Hollande. Sous un angle plus anecdotique, mais ô combien révélateur, la France en est à se faire dicter le nombre de cartouches de cigarettes étrangères que peuvent acheter ses propres ressortissants…

Dans ces conditions, il faut faire place à l'efficacité. Arrêter la mainmise impériale de Bruxelles sur toutes les démocraties européennes commande d'obtenir au plus vite la masse d'élus « populistes » que craint tellement l'UMPS ! Cela ne peut s'obtenir qu'en travaillant avec « Marine ».

Nul doute que ce soit difficile pour certains d'entre nous, ni que cela nécessite également un accueil adapté de la part de ceux qui, bien que plus gros que nous, ont néanmoins bien besoin du « petit centime » sans lequel on n'a pas le franc… Alors, que ce soit au rassemblement RBM, à Agir Pour la France, voire directement au Front National pour les plus déterminés, les différentes variantes possibles n'ôtent rien au fond de la méthode.

Un rappel pour conclure : le Général de Gaulle a-t-il jamais regardé les étiquettes passées des compagnons qui le rejoignaient à Londres pour sauvegarder l'essentiel ?

Christian Lechevalier, le 16 mars 2013


Il est tout à fait clair que nous devons essayer de contribuer à l’union des forces de tous les patriotes.

Mais « travailler avec Marine » comme le propose M. Lechevalier ne servirait à rien. Pas plus que nous contenter d’être le « « petit centime » qui fait le franc. Seul ou avec un faux-nez comme le RBM, le FN ne peut pas gagner. Encore moins en 2017 qu’en 2012.

Il faut donc développer Agir Pour la France, l’organiser, puis proposer au Front National un accord politique sur un pied d’égalité. C’est à mes yeux le seul moyen de sortir la France du piège européen.

Henri Afonso, le 26 avril 2013