Les débats d'Agir Pour la France.

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L'euro.


Le protectionnisme intelligent.

Le protectionnisme intelligent est d’abord celui qui ne dit pas son nom. On évite ainsi les représailles sur nos exportations. On voit trois essentiellement trois manières de procéder:

a/ le retour à une monnaie nationale, dont on laissera la parité s’ajuster au niveau nécessaire pour équilibrer de la balance des paiements courants ;

b/ le financement des prélèvements obligatoires des entreprises par un mécanisme analogue à celui de la TVA – cela permet d’exonérer les entreprises exportatrices de ces prélèvements et de les faire supporter aux produits importés;

c/ l’explication aux Français en général, et aux acheteurs publics en particulier, que l’achat de produits nationaux crée des emplois, tandis que l’achat de produits étrangers en détruit.

Il existe par ailleurs une manière d’agir pour redresser notre économie encore plus intelligente que le protectionnisme : développer les exportations. C’est évidemment celle qu’il faudra utiliser en premier et au maximum, car à l’inverse du protectionnisme qui réduit inévitablement le pouvoir d’achat, le développement des exportations permet lui aussi de résorber le chômage mais en augmentant le pouvoir d’achat.

La recherche fondamentale publique sera relancée, les liens entre la recherche appliquée et les exportateurs seront resserrés, le crédit d’impôt recherche sera recentré sur les exportations. Chaque ministre disposera d’une personne compétente en matière de commerce international et sera responsabilisé sur les exportations réalisées par les entreprises de son secteur de compétence.

Daniel Fédou, le 5 février 2015.


Sur les avantages et les inconvénients d'un abandon de l'euro.

Pour lire l'analyse de Daniel Fédou (1) de juillet 2014 qui explique pourquoi un abandon de l'euro serait une solution pour notre pays et qui en évalue les inconvénients régulièrement mis en avant, cliquer ici.

(1) Auteur du livre "Exclusion Zéro", préfacé par Philippe Séguin. Pour consulter une biographie de l'auteur, cliquer ici.


Sur l'indépendance des autorités monétaires.

"Sur l'Euro, je vous serais obligé de lire et de faire lire l'article suivant au sein d'Agir Pour la France: http://www.enquete-debat.fr/archives/comprendre-la-crise-et-leuro1-38822.

Lorsque les banques centrales sont soumises au pouvoir, celui-ci dépense beaucoup plus qu'il ne reçoit afin de séduire les électeurs... La conclusion est qu'il vaut mieux enlever aux politiques la gestion de la monnaie et c'est précisément pour cela que l'on a créé l'Euro."

Jacques de Guenin, le 18 mai 2013.

M. de Guenin commet me semble-t-il une erreur de raisonnement malheureusement très fréquente. Il fait de la force de la monnaie un objectif en soi, alors que l’objectif de toute politique économique doit être le pouvoir d’achat. C’est d’ailleurs à l’aune de ce dernier objectif qu’il explique les inconvénients d’une monnaie qui s’affaiblit.
Parce qu’il confond un moyen et le but, son argumentation déraille progressivement. Emporté par la logique d’un raisonnement structuré, mais erroné parce qu’il oublie que la force de la monnaie n’est qu’un des moyens d’améliorer le pouvoir d’achat, il débouche sur des conclusions fausses. La théorie peut expliquer pourquoi. Mais c’est inutile, car les faits sont encore plus convaincants.
Tout le monde peut constater en effet qu’en règle générale, les Etats qui ont gardé le contrôle de leur monnaie ont assuré le meilleur pouvoir d’achat à leurs citoyens. Il en va ainsi des USA, et même des pays européens hors zone euro, par rapport à ceux de la zone euro, comme le montrent toutes les données statistiques. Le débat est ouvert. DF.


Sur la compétitivité.

" Le projet de charte indique : « il est essentiel que notre pays retrouve sa compétitivité internationale ».

Pour moi, il ne faut pas accepter le concept de compétitivité sans définir de quelle compétitivité on parle. Car le concept est perçu généralement comme une comparaison purement financière, comptable, au sens étroit de l'Economie d'Entreprise.

La compétitivité est acceptable quand elle est perçue de façon économique ET SOCIALE, au sens de l'Economie Générale. La création de richesses doit profiter, au Capital, aux salariés et à la collectivité.

Exactement l'inverse de ce qui a été fait depuis 40 ans par l'UMP et le PS, qui en acceptant l'ultralibéralisme mondialiste, a "tué" notre Industrie par les importations des pays du Tiers Monde, sans couverture sociale, et encouragé ainsi les délocalisations.

La réponse à cette concurrence déloyale ne peut être qu'un protectionnisme sélectif."

Henri Maurel, le 5 mars 2013.


Sur les contraintes de Maastricht.

" Le projet de charte ne dénonce pas le traité de Maastricht qui est le blocage absolu, car c'est bien lui qui régit toujours notre vie en société. Tout le reste n'est que baratin.

Je poursuis ma recherche pour remplacer Maastricht, car le jour où ce traité impossible tombera, il faudra en écrire un autre. Je mets mon dernier cahier en pièce jointe, réduit volontairement à 11 pages. Il contient l'essentiel pour construire une autre organisation de vie en société, puisque c'est de ça qu'il s'agit."

Pierre Bellenger, le 3 mars 2013.

(ndlr : le document envoyé est accessible ici.)