Les débats d'Agir Pour la France.

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La protection sociale.


Les propositions du FN sur les retraites et le SMIC.

Le système de retraites par répartition que nous voulons conserver et l’allongement de l’espérance de vie que nous constatons impliquent que l’on augmente le nombre de trimestres cotisés pour que le poids du financement des retraites pesant sur les épaules des actifs reste raisonnable. Mais avec le niveau de chômage que nous connaissons actuellement, augmenter le nombre de trimestres nécessaires a essentiellement pour effet de réduire le montant des retraites, car les seniors ne peuvent pas trouver un nouvel emploi lorsqu’ils ont perdu le leur.

Il importe cependant de préciser comment on fera évoluer le nombre de trimestres de cotisations avec la réduction du chômage que l’on obtiendra grâce aux mesures économiques prises, notamment l’abandon de l’euro. Cette évolution sera accompagnée d’une augmentation des retraites, comme il se doit en régime par répartition.

La dite sortie de l’euro permettra également de redresser la compétitivité des entreprises françaises soumises à la concurrence internationale, sans toucher aux revenus nets de leurs salariés, contrairement à tous ceux qui ne voient pas d’autre issue que leur réduction. Dès que cette compétitivité aura été rétablie, il faudra que les gains de productivité obtenus bénéficient en priorité aux bas salaires, afin de réduire les écarts de revenus qui se sont anormalement creusés au cours des 40 dernières années.

Daniel Fédou, le 5 février 2105.


Sur les retraites.

" Pas d’accord sur la défense de la retraite par répartition. Il faut sortir du système social actuel, c’est le cœur du problème économique. Les charges sociales tuent l’emploi en abaissant la compétitivité.

Nous devons viser à une retraite universelle pour chaque FRANCAIS ayant dûment la nationalité.

Cette retraite doit être acquise par l’achat de points ouvrant à la même retraite pour tous, pour ceux qui travaillent en ce moment, chacun achète le nombre de points qu’il veut ou peut et prend sa retraite quand il le veut ou le peut.

Le système est abondé au départ par toutes les réserves de tous les régimes.

On détermine un niveau de retraite minimum pour ceux qui ont cotisé qui soit superposable au minimum vital. Ceux dont les ressources de l’épargne permettent de donner ce minimum sans qu’il soit versé, ne touchent rien, par contre leur retraite minimale est garantie sans aucun prélèvement social, nette d’impôt pour un montant égal à deux fois sa valeur, abattement transmissible à leurs enfants pour une fois la valeur de la retraite minimale lorsqu’ils seront à la retraite..."

Pierre Cleret, le 2 mai 2013.

Je souscris à la remarque liminaire: les cotisations sociales sont au cœur du problème économique. Car, avec les impôts, elles pèsent sur la compétitivité des entreprises et donc sur l’emploi. Des réformes s’imposent donc, sociales mais aussi et surtout économiques. On aura certainement l’occasion de dire lesquelles. Car selon moi, la cause principale du problème de nos retraites est le chômage.
Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut renoncer aux principes fondamentaux de notre système de protection sociale, en particulier aux retraites par répartition. D'ailleurs, les propositions formulées, à mes yeux tout à fait intéressantes, sont compatibles avec la répartition : un système universel, un système à points et un niveau minimal intégrant les revenus du capital n’impliquent nullement me semble-t-il que l’on passe à un système par capitalisation. Mais le débat est ouvert. DF.

Sur les aides sociales.

" Pouvons-nous soutenir un système de protection sociale qui en arrive à permettre à des gens qui ne travaillent pas de vivre mieux, grâce au RSA et aux diverses prestations dont ils bénéficient gratuitement - santé, cantines et crèches, impôts locaux... - que d'autres qui travaillent au SMIC, et qui ont pour cela des frais à supporter - déplacements domicile/travail, déjeuners sur place...?"

Gilbert Larivière, le 13 mars 2013.

"D'accord si l'on conclue qu'il faut redonner à ceux qui travaillent les moyens de vivre convenablement. Et faire la chasse aux abus sur les prestations sociales."

Régis Chayne, le 14 mars 2013.