Les débats d'Agir Pour la France.

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La nation.


De Gaulle et la nation.

Mercredi dernier, CHARLIE HEBDO a consacré sa couverture à l’affaire MORANO. Le dessinateur RISS, auquel je n’accorderai aucun qualificatif (ce serait lui faire trop d’honneur), n’a rien trouvé de mieux à faire que de représenter l’eurodéputée en bébé emmailloté, dans les bras du général de Gaulle, avec le titre : « Morano, la fille trisomique cachée de De GAULLE ».

J’avais écrit en son temps, après l’attentat, « JE NE SUIS PAS CHARLIE ». Ma position est toujours la même, et on se demande comment des Français peuvent encore à ce jour dire « JE SUIS CHARLIE ». On ne peut pas en France rire de tout, sans respect de l’histoire, sans respect de nos héros, sans respect de la maladie. Pire encore d’une anomalie génétique. C’est une honte.

Aucune réaction de nos dirigeants politiques, vous savez, ceux-là même qui soutenaient « CHARLIE » et profitaient de cette situation pour en faire une tentative de récupération politique. Il est certain qu’il est plus facile de condamner publiquement des citoyens qui arrachent la chemise de dirigeants d’Air France, en se targuant de l’image de la France, que de désavouer ceux qu’ils ont soutenus et soutiennent encore. Une chemise déchirée à Air France n’est-elle pas le premier signe avant-coureur de « la veste que les socialistes vont prendre » aux élections régionales de décembre, le signe avant-coureur d’une révolte populaire latente?

Nous sommes navrés, désolés, attristé de cette « une » lamentable de CHARLIE, qui déshonore la France et les Français. Pour le respect de la mémoire, je vous demande de lire attentivement le texte ci-dessous :

« A TOUS LES FRANÇAIS. La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant, rien n’est perdu ! Rien n’est perdu parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces immenses n’ont pas encore donné. Un jour, ces forces écraseront l’ennemi. Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à la victoire. Alors elle retrouvera sa Liberté et sa Grandeur. Tel est mon but, mon seul but ! Voilà pourquoi je convie tous les Français, où qu’ils se trouvent, à s’unir à moi dans l’action, dans le sacrifice et dans l’espérance. Notre patrie est en péril de mort. Luttons tous pour la sauver ! Vive la France ! »

(Signé le Général DE GAULLE - Quartier Général- Carlton Gardens – London).

Pendant ce temps-là, notre chère Ségolène annonce une augmentation de la taxe sur le gasoil (en réplique au scandale Volkswagen) et notre cher Président de la République avance l’image de la France aux côtés d’Angela MERKEL, en n’hésitant pas à parler de « souveraineté européenne », sans comprendre ni réaliser que les défenseurs de la souveraineté nationale, les partisans de l’Europe des nations, ne sont pas des militants d’extrême droite, mais simplement des FRANÇAIS.

Bernard Barrère-Bataglio, le 8 octobre 2015.

(ndlr: Bernard Barrère-Bataglio est un des membres fondateurs d'Agir Pour la France et a été membre du Conseil National du RPF de Charles Pasqua. Ses articles sont consultables à l’adresse suivante: http://www.razecueille.info.)

Sur la nation.

"Le commentaire de M. Berger me semble révéler une souffrance que moi-même j'éprouve.

Il est vrai que depuis quelques lustres le sentiment de l'identité française a été miné par diverses influences, dont la plus déplorable est celle de "l'éducation nationale", qui aurait dû rester instruction publique, conjuguée au relativisme imposé des media. La déperdition de la langue française en est la preuve, ainsi que l'amenuisement de l'enseignement de l'Histoire.

Il est exact aussi que l'arrivée sans contrôle de personnes ne recherchant chez nous qu'une vie meilleure, mais manifestement sans désir de "francisation", a brouillé l'idée même d'identité.

Toutefois, la substitution d'une identité européenne à la nôtre est impossible. Des siècles de langues différentes, de modes de vie différents, de conceptions politiques et philosophiques différentes (Weltanschaung), de littératures et d'arts différents, témoignent de diversités qu'il ne faut pas gommer ni dénaturer dans un fallacieux creuset commun, mais préserver dans leur richesse et leur complémentarité, au moment où d'autres cultures tendent à s'imposer en France, mais aussi en Europe.

Il y a un trait commun cependant, ce sont les racines chrétiennes de notre continent. Et il me semble que votre dernière phrase "vive l'identité européenne" est un cri de défi contre la mort supposée de notre civilisation, et même de reproche véhément envers ceux qui ne font rien pour la sauvegarder.

Nous ne sommes pas morts, quel que soit notre désenchantement par rapport à ce nivellement et cet effacement. Nous devons nous révolter et combattre ce qu'au fond certains désignent par "culture de mort" et qui consiste en la résignation, c'est-à-dire une simple soumission à l'adversité."

Françoise Buy-Rebaud, le 13 mars 2013.

(ndlr: Mme Buy-Rebaud a été longtemps vice-présidente du RIF et anime le blog du cercle Hernani.)

Sur la nation.

"Vous êtes bien gentils, mais vous ne vous êtes pas encore aperçus que la France (à prononcer la voix vibrante) n'existe plus, ce n'est plus qu'un conglomérat fait de peuplades diverses et antagonistes. Le nationalisme à l'échelle national est mort. Vive le nationalisme européen!"

Claude Berger, le 3 mars 2013.


Sur la langue française.

"Il me semble que l'on peut difficilement envisager un redressement de la France sans celui de la langue française et de la Francophonie. Pour vous permettre de compléter votre programme, je vous invite à visiter notre riche site.

Vous y verrez notamment que nos articles et nos propositions sont portées par de nombreuses associations dans ces domaines. Jusqu'à 40, françaises et étrangères (francophones, surtout québécoises) ces dernières années, qui travaillent ensemble au coup par coup. Je vous joins aussi des articles et documents qui vous illustreront nos actions de contre-offensive.

Vous pouvez aussi consulter l'abécédaire de cent mots importants pour la reconstitution d' "Une volonté française" (Ed Glyphe, Paris 2012) dont je vous mets la présentation en page jointe. Divers aspects importants y rejoignent la langue et la Francophonie."

Albert Salon, le 5 mars 2013.

(ndlr : M. Salon est docteur d'Etat ès lettres, ancien ambassadeur, commandeur du Mérite, président du FFI-France et d' Avenir de la langue française, vice-président de Droit de Comprendre, administrateur du Forum pour la France, du Cercle Nation et République, et de l'Union des Gaullistes de France.)