identité



Des conséquences économiques de l’immigration.


Intervention de Daniel Fédou lors de la manifestation du 9 mars 2014 pour demander un référendum sur l’immigration.



On nous dit que l’immigration est une chance pour notre pays. Que les immigrés nous rapportent chaque année des dizaines de milliards d’euros. Que ce sont eux qui nous permettront de sauver notre système de protection sociale. Et l’on nous cite des études d’experts censées en apporter la démonstration.

Lisez ces études ! Sur quoi se basent-elles ? D’abord sur le fait que les immigrés sont plus jeunes que la moyenne de la population. Ce qui est vrai, au moins quand ils arrivent. Ensuite sur le fait que les dépenses sociales sont moins élevées pour les jeunes que pour les seniors. Ce qui est vrai. Mais elles considèrent que les immigrés cotisent autant que la population en place. Or cela est grossièrement faux.

Pour une raison simple. Dans les circonstances actuelles, un immigré de plus égale un chômeur de plus. Soit lui-même, quand il ne trouve pas de travail. Soit quelqu’un dont il va prendre la place, légalement, ou par du travail au noir. Or un chômeur de plus, même s’il est jeune, ce sont des dépenses sociales en plus et aucune cotisation versée. Ainsi, contrairement à ce que ces études voudraient nous faire croire, tout immigré complémentaire alourdit le déficit de notre protection sociale, ce qui va finir par le détruire.

On nous dit aussi que l’on ne trouve pas de Français pour effectuer le travail que l’on donne aux immigrés. C’est peut-être vrai, dans un certain nombre de cas. Mais ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette affirmation, c’est qu’elle est prononcée le plus souvent par des gens qui se disent libéraux. Qui proclament les vertus des mécanismes de marché. Mais alors, s’ils ne trouvent personne pour les postes qu’ils proposent, pourquoi n’améliorent-ils pas leurs offres ?

Les entreprises du secteur numérique se plaignent de ne pas trouver suffisamment d’ingénieurs. Soit. Mais pendant ce temps, les jeunes ingénieurs français vont peupler les banques de la City à Londres ou de Wall Street à New York. Qui peut croire que l’on ne peut pas trouver une solution intelligente à cette situation paradoxale, dès lors que la formation de nos ingénieurs est largement prise en charge par la collectivité nationale ?

Chaque automne, les grands crus du vignoble bordelais font venir de la main d’œuvre étrangère pour faire les vendanges. Faut-il rappeler que leurs bouteilles se vendent à 50, 100 euros, voire plus ? Et que les coûts de production ne sont pas beaucoup plus élevés que ceux des vins d’appellation contrôlée ? N’est-ce pas absurde, alors que nombre des étudiants de la région n’ont pas assez d’argent pour se loger hors de la maison familiale, voire pour se soigner correctement ?

Il y a pire. Chaque hiver, les avions déposent des dizaines et des dizaines de maghrébins dans les aéroports des Alpes. Ils vont travailler dans les stations de sports d’hiver. Les hôtels de luxe de nos stations de ski prestigieuses utilisent de la main-d’œuvre étrangère sous-payée pour servir une clientèle étrangère fortunée. Que nous reste-il ? La neige qui nous tombe du ciel, et les chômeurs qu’il nous faut soutenir. Peut-on imaginer plus absurde ?

Oui, on le peut. Chaque année des dizaines de milliers de jeunes français se présentent aux concours pour devenir médecins, pharmaciens ou dentistes. Chaque année, des dizaines de milliers sont recalés – les trois-quarts d’entre eux. Leur sort est scellé : Ils ne pourront jamais exercer le métier de leur choix. En étaient-ils capables ? Bien sûr ! Leur échec tient souvent à quelques points, deux ou trois erreurs commises sur des centaines de questions. Ils sont éliminés parce que l’on ne veut pas en former davantage.

Mais parallèlement, nous faisons venir en France des milliers de médecins étrangers qui ont reçu une formation de qualité médiocre, et qui n’auraient donc pas obtenu le droit d’exercer s’ils avaient passé leur diplôme en France. Et qui de surcroît maîtrisent notre langue de manière souvent imparfaite, ce qui constitue un handicap sérieux pour comprendre les réponses des malades.

Il est temps que cela cesse.

Ce que je vous ai dit aujourd’hui, tous les Français le sentent. Tous les français le voient. Tous les Français l’ont compris. Tous les Français ? Non, pas tous. Pas ces hommes et ces femmes qui ont pris le contrôle des partis politiques et de la haute administration depuis le milieu des années 70. Ces hommes et ces femmes qui sortent de l’ENA, l’Ecole Nationale de l’Ambition. Qui ont été sélectionnés sur leur capacité à parler brillamment de tout, y compris et surtout de ce qu’ils ne connaissent pas. Qui ne connaissent d’ailleurs pas grand-chose d’autre que la manière de vivre avec de l’argent public. Qui ont contentent de dire ce qui doit être dit pour plaire et pour conserver leurs pouvoirs. Et qui finalement ne pensent plus qu’à eux-mêmes.

Qui peut nier qu’ils contrôlent le pays depuis 40 ans ? Et qui peut nier que leurs résultats sont catastrophiques?

Prenons l’indicateur économique le plus significatif : le PIB par habitant, autrement dit la part moyenne du gâteau que les habitants peuvent se répartir chaque année. En termes de croissance entre 1980 et 2013, sous le règne de l’énarchie, nous avons mieux que l’Islande et la Grèce, et un tout petit peu mieux que l’Italie. Dans les pays européens de l’OCDE, c’est tout ! Même le Japon, dont on dit pourtant qu’il est en panne depuis des années, a eu une croissance plus forte que notre pays.

La France occupe désormais le 17ème rang des pays de l’OCDE. Si l’on reste en Europe, on trouve devant nous la Suisse et la Norvège, et dans l’Union Européenne, la Suède, le Danemark, la Finlande et l’Islande, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et la Belgique, enfin l’Irlande et le Royaume-Uni ! En moyenne, un Belge gagne aujourd’hui 10% de plus qu’un Français, un Autrichien 20%, un Suisse 45% !

On s’interroge souvent sur les spécificités de la France. Qu’est-ce qui conduit notre pays dans un déclin qui semble irrémédiable ? Ne cherchez pas ! La vraie spécificité française, la seule qui compte en réalité, c’est d’avoir abandonné tous les pouvoirs à une caste de baratineurs.

Il est temps, il est grand temps, que les Français reprennent le pouvoir. Le meilleur moyen d’y parvenir est le référendum. Ce référendum sur l’immigration que nous demandons aujourd’hui constitue une bataille décisive pour notre pays. Décisive pour son redressement économique. Décisive pour son redressement moral. Ensemble, nous allons la livrer. Pour que vive la France. Et pour que vivent les Français.